0176340057

Lundi-vendredi : 14h-22h
Appelez un conseiller

Aux amateurs de café colombien

0 Flares 0 Flares ×

Le géant Starbucks prévoit d’ouvrir son premier établissement en Colombie en 2014, ce qui provoque l’émoi dans le pays, pour Juan Valdez, et les amateurs de café ! Viventura a donc décidé de percer avec vous les mystères des grains de café colombien. Pourquoi sont-ils tant appréciés ? Quel poids ont-ils sur le développement économique d’un pays comme la Colombie ? 


La Colombie couleur café

Pourquoi le café colombien est-il tant apprécié ? Y aurait-il plus de variétés de saveurs dans le café que dans le vin ? Les spécialistes ne s’accordent pas encore mais c’est bien probable ! Elles varient en fonction de l’espèce et de la variété (équivalent des cépages pour le vin), de la qualité de préparation des grains de café (crus) et des assemblages effectués (blends). La Colombie produit un Arabica lavé depuis son introduction par les Jésuites en 1723 . A la différence du Robusta, l’Arabica a un arôme prononcé, une meilleure acidité et une saveur plus ronde. Différentes qualités de café se démarquent :  Vintage colombien, Bucaramanga, Miraflores, Neiva, Popayán mais aussi Excelso et Suprimo.

La région caféière “Eje Cafetero” est un passage incontournable lors d’un voyage en Colombie. Reconnue Patrimoine Mondial par l’UNESCO en 2011 elle s’étend à l’ouest de Bogota autour des villes de Manizales, Armenia et Pereira. Ses plantations de café s’étirent à perte de vue pour peupler le flanc des montagnes et offrir aux voyageurs déjà grisés par l’odeur suave des caféiers un paysage très vert. La Cordillère des Andes en toile de fond et l’architecture coloniale et colorée n’enlèvent rien au charme de la région aussi connue sous le nom de “triangle du café” !
La saveur subtile du café colombien est dûe aux richesses géographiques de la région qui permettent à la Colombie de produire du café toute l’année : 1.200 et 1.800 mètres d’altitude, une température autour de 20 degrés, humidité de l’air et entre 1.600 et 2.000 heures d’ensoleillement par an.

Le contact avec la population locale y étant très facile, les curieux apprendront aisément le processus de culture du café : des plantations à la torréfaction en passant par la récolte. Quoi de mieux que de déguster une grande tasse de café fraîchement récoltée et torréfiée ? Mais attention ! en Colombie on ne déguste pas le café comme partout ailleurs !


 

Le café, l’or noir de l’économie colombienne ?

Si le café colombien est si couru, c’est que la production de ses grains a un impact considérable sur l’économie de la région depuis le 19e siècle !

Depuis 1870, les plantations de café ont commencé à se développer en Colombie. Rapidement, le gouvernement décida de soutenir la production dans les régions produisant le meilleur grain de café et le pays s’imposa rapidement comme le 2e producteur de café au monde après le Brésil en termes de volume, et le 1er en termes de qualité. La production et la provenance des grains de café sont protégées de très près depuis 1927 par la Fédération Nationale des Producteurs de Café de Colombie rendue célèbre par leur effigie : Juan Valdez et sa mule. Elle représente à ce jour 500.000 familles et fermes. Juan Valdez protège les producteurs café colombiens, mais constitue également l’une des chaînes de café shop les plus populaires de Colombie.

Les années 90 ont dessiné un tournant décisif dans l’économie mondiale du café. Il a fallu moins de 10 ans au Viêt-Nam pour s’imposer en producteur international doublant ainsi la Colombie. En parallèle, le Brésil a connu une expansion de sa production provoquant inévitablement une chute des cours. La situation est stabilisée depuis 2004 mais beaucoup de petits exploitants ont fait faillite et le nombre de chômeurs directement lié à cette crise s’élève à 1,6 million de personnes.
La bonne santé des cours du café demeure toujours une question économique et sociale sensible comme le montre la grève des producteurs de café en février 2013.

La décision de Starbucks de s’implanter en Colombie et d’ouvrir 50 cafés en 5 ans en concurrençant ainsi la chaîne historique a donc provoqué la surprise et l’émoi. “Nous avons beaucoup de succès en Amérique Latine et c’est déjà tard pour nous de s’installer en Colombie” a déclaré Howard Schultz le directeur général de Starbucks.
A l’échelle internationale, cette nouvelle témoigne de la reprise de confiance que suscite la Colombie pour les investisseurs occidentaux suite à l’adoucissement du conflit entre les FARC Marxistes et le gouvernement. La stratégie d’implantation de Starbucks s’accompagne aussi d’un projet social de 3 millions de dollars afin de réduire l’extrême pauvreté et de développer la production dans les zones encore touchées par le conflit.
Mais cette décision symbolise assez bien l’actualité de l’économie du café mondiale et des rapports nord sud dans laquelle la question du commerce équitable s’inscrit. Les succès des marques et labels comme Max Haavelar reposent sur l’engagement environnemental, social et économique pour le producteur et le consommateur qu’elles garantissent.


Plongés dans la misère, de nombreux paysans se sont tournés vers la culture de la coca qui a des conséquences désastreuses. Cette situation affaiblit l’équilibre politique et le développement économique de la région en enrichissant les narcotrafiquants. Afin d’y remedier l’ONU a instauré en 1993 la coopérative COSURCA regroupant des familles, producteurs et associations locales dans le but de développer la production et la commercialisation d’un café écologique équitable et de qualité.


Quelles perspectives ?

4e économie d’Amérique latine en 2011, l’économie de la Colombie se transforme et suscite de plus en plus de confiance chez les investisseurs étrangers. A la fin 2012 on comptait déjà 103 entreprises françaises implantées dans le pays.
Cependant, alors que le pays a perdu son statut historique de 2e géant du café, le secteur du café demeure la culture principale du pays. S’il s’impose comme un héritage culturel fort, il présente aussi aujourd’hui une source de fragilités économiques, politiques et sociales forte.

A l’heure où de nouveaux rebondissements se présagent pour les prochains mois,  ces grains de café tant convoités présentent un enjeu majeur dans la quête du calme colombien. Reste à savoir quelles solutions la Colombie trouvera pour assurer sa transition tout en préservant son héritage culturel et environnemental qui fait le bonheur des voyageurs ?

On vous laisse méditer sur la question tout en buvant une bonne tasse de café colombien !

A venir : les meilleures recettes à base de café colombien !

Share Button

un commentaire à “Aux amateurs de café colombien”

  1. dany says:

    Le meilleur moyen pour garantir un revenu correct au producteur est le
    “commerce équitable”.
    Celui-ci permet une rémunération juste, quelle que soit le cours du café.
    Le commerce équitable garanti également la scolarisation des enfants,
    un “préfinancement”, ce qui est en quelque sorte, un accompte versé lors de la commande, permettant ainsi aux familles de vivre correctement alors que la vente n’est pas encore effective, puis aussi,
    un suivi de la santé et, non négligeable :
    Une production bio, ce qui est primordiale, les pesticides altèrent énormément la santé des familles des producteurs.

Laisser un Commentaire

Suivez-nous !

Chercher

Vous aimerez aussi...

Colombie Panama 20j.

Tweeter @viventura_fr

viExplorer

Colombie 21j.

21 jours, incl. vols inclus
La Colombie du nord au sud
  • Carthagène, la perle des Caraïbes
  • Parc national Tayrona /Région caféière
  • Parc archéologique de San Agustin
  • Désert de la Tatacoa

à partir de 3650 EUR