0176340057

Lundi-vendredi : 14h-22h
Appelez un conseiller

Equateur : Des femmes acquièrent de l’indépendance

0 Flares 0 Flares ×

La femme, belle et féconde comme la nature, respectée et bien-aimée, non affectée par la main destructrice de l’humanité… C’est ainsi qu’elle apparaît, sur la peinture du mur de l’une des maisons d’Apuela, un village de la vallée d’Intag. Je suis assise sur un banc devant une boulangerie. J’attends Sonia qui fait partie d’un groupe de femmes artisanes avec laquelle j’ai rendez-vous et profite du calme et du soleil relativement doux de l’heure de midi. Une femme âgée est assise à côté de moi. Elle a attaché ses longs cheveux gris en tresse et étire ses pieds nus. Elle somnole et tousse de temps en temps puis Maria Eugenia, c’est ainsi qu’elle s’appelle, me demande si je ne connais pas un remède contre la toux qui l’empêche de dormir depuis déjà trois mois. C’est pourquoi elle est assise ici au soleil et essaye de récupérer le sommeil qu’elle ne trouve pas pendant la nuit. Demain le travail l’attend. Dimanche, c’est le grand marché à Apuela. Des vendeurs viennent même depuis Otavalo, à 80 km de là, pour offrir leurs marchandises aux habitants d’Intag. Si elle arrive tôt, vers 4h du matin, cela signifie du travail pour elle – épluchage de haricots. En travaillant jusqu’à midi, elle arrive à éplucher 50 kilos, ce qui est rémunéré deux dollars américains. Ici, en milieu rural, on n’a pas besoin de beaucoup d’argent si on a son propre potager. Elle me raconte que sa fille vit à la ville et qu’elle a trouvé un travail là bas.

Puis le magasin ouvre. Sonia revient de la pause de midi. Son téléphone portable sonne, elle répond rapidement, telle est la nouvelle génération de femmes de la vallée d’Intag ! Sonia a 32 ans et quatre enfants. Auparavant, elle n’était “que” femme au foyer et mère. Aujourd’hui, c’est la présidente de l’organisation “Coordinadora de Mujeres de Intag” (la coordination des femmes d’Intag), une femme dont l’agenda est bien rempli. Les réunions, organisées par les habitants de la région pour organiser leur combat contre l’installation des entreprises minières, qui à terme détruiraient leur moyen de subsistance, c’est-à-dire la nature, leur ont donné l’idée de s’unir pour développer d’autres sources de revenus. En effet, les postes de travail éphémères que leur promettent de façon très optimiste les entreprises minières, ne sont pas souhaitables. Ainsi est née il y a dix ans l’organisation Mujer y Medio Ambiente (femme et environnement) qui a commencé à concevoir et mettre au point de l’artisanat à partir de produits naturels. En 2002, l'”organisation centrale régionale” est créée, qui représente cinq projets de production et sept projets d’aide au développement de la région.

Aujourd’hui, 150 femmes font partie de cette organisation. Elles travaillent de manière indépendante, ont leurs propres revenus et sont respectées. Tout du moins la plupart du temps. “Au début, mon mari ne voulait pas que je travaille”, me raconte Sonia. “Entre-temps, il a compris que je fais malgré tout le travail de la maison. De telles remises en question existent souvent de la part des hommes”. Ainsi, la plupart des femmes travaillent aussi depuis leur maison. Elle conçoivent et fabriquent des sacs à main à partir de la fibre naturelle de “cabuya” (agave). Elles ont leurs propres revenus et sont devenues plus indépendantes.

Elles ont du succès et elles le méritent car leurs sacs sont exportés aux USA et au Japon et les savons à l’Aloe Vera qu’elles fabriquent arrivent même jusqu’en Europe.

Share Button

Laisser un Commentaire

Suivez-nous !

Chercher

Vous aimerez aussi...

Equateur Galapagos 21j.

Tweeter @viventura_fr

viExplorer

Equateur Galapagos 21j.

21 jours, incl. vols inclus
Tout l'Equateur
  • 3 îles de l'archipel des Galapagos
  • Les volcans Cotopaxi et Chimborazo
  • Forêt amazonienne
  • Le train mythique 'Nariz del Diablo'

à partir de 4190 EUR