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Bolivie : Une mamie pour le projet Luz de Esperanza

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Ayant travaillé toute ma vie en tant que bibliothécaire, à l’approche de la retraite, je me mis à chercher un passe temps qui, en plus de me divertir, pourrait s’avérer utile pour autrui. A la recherche de missions de volontariat sur Internet, je tombai par hasard sur le site de viventura. En plus des nombreuses destinations en Amérique du sud proposées par ce tour opérateur, je découvris son engagement dans différents projets d’aide au développement et de bénévolat. Je cliquai alors sur les témoignages des nombreux volontaires ayant effectué des missions en Amérique du sud.

Ma première surprise fut d’abord l’âge moyen des bénévoles : à peine une trentaine d’années ! Or en atteignant l’âge de la retraite, je venais d’officialiser mon entrée dans ce que l’on appelle couramment le “3ème âge” ! Je me renseignai quand même auprès de la responsable des projets d’aide au développement qui, me rassurant sur ce point, me proposa de participer au projet “Luz de Esperanza” (Lueur d’Espoir) à El Alto, une banlieue de La Paz en Bolivie. Il s’agit d’un refuge aidant jeunes enfants et adolescents à sortir de la rue et à leur offrir de nouveaux repères sociaux et éducatifs. Et justement, il ne manquait qu’une “Abuela” (grand-mère) dans le foyer d’El Alto…

C’est ainsi qu’en décembre 2006 je m’installai en Bolivie. Le foyer de Luz de Esperanza fut créé par Sœur Doris il y a de cela 9 ans afin d’accueillir les enfants des rues de 10 à 25 ans. Ces enfants sont souvent issus d’un milieu précaire impliquant un environnement où drogues, vols et alcool rythment le quotidien, les “aidant” à survivre sans toit, dans le froid des rues de la ville à plus de 4100 mètres d’altitude. En plus de leur offrir un lit et de la nourriture, Luz de Esperanza leur permet de redécouvrir, ou parfois seulement de découvrir, le fonctionnement d’un foyer : ils font eux même les courses, cuisinent, font le ménage, la lessive… Mais le foyer leur permet aussi d’envisager un futur, de se créer de nouveaux rêves et surtout de se donner les moyens de les concrétiser. La plupart d’entre eux ont d’ailleurs retrouvé un rythme scolaire régulier et certains étudient même à l’université.

J’occupais une petite chambre dans la maison ce qui me permettait d’être omniprésente sur place, au cas où les enfants aient besoin de moi en cuisine ou pour leurs devoirs ; mais bien sûr j’étais là aussi pour jouer, consoler, écouter… Je remplissais avec joie et fierté le rôle de grand-mère offrant ainsi à ces enfants issus de familles instables, des repères et une relation familiale.

Malheureusement, après 5 mois dans ma nouvelle famille, je dû écourter mon séjour à cause de problèmes de santé dus à l’altitude. J’avais besoin de faire une pause et je décidai alors de rentrer quelques temps en Europe.

De retour chez moi, mon entourage était plutôt curieux de mon expérience en Bolivie. J’étais fière de pouvoir parler de ce merveilleux pays et de ses habitants, non pas d’un point de vue touristique, mais en tant qu’expérience en immersion totale au sein d’une population aux croyances et coutumes différentes des miennes.

Beaucoup de gens autour de moi, parents, amis, anciens collègues, étaient très intéressés par l’avenir et le bien être de mes nouveaux “petits enfants”. Ayant compris que “de nombreux petits riens forment un grand beaucoup”, ils souhaitaient unir leurs forces et s’investir concrètement dans le projet, sans pour autant avoir à déménager en Bolivie. Nous avons donc opté pour un don.

Une fois rentrée en Bolivie, ce fut une grande joie pour moi de disposer de cette aide financière et de pouvoir acheter moi-même des fournitures pour les enfants : chaussures de sport, linge de corps, nourriture, réfrigérateur, tables et même un piano électrique… Nous avons ensuite investi dans une campagne médicale et puis dans le domaine éducatif, avec des cours d’informatique et un nouvel ordinateur portable. Avec ce qui nous restait, nous avons choisi de nous faire plaisir en allant à la piscine et au restaurant, ce qui pour eux était jusqu’alors un luxe qu’ils ne s’étaient jamais permis.

Je rentre maintenant le plus souvent possible en Europe, laissant pour quelques mois ma famille adoptive. Je me rassure en me disant que ce n’est pas le rôle d’une grand-mère d’être 24h sur 24 présente pour ses petits enfants. Il leur faut en effet un peu d’espace afin de parvenir à se construire et devenir indépendants.

Je voulais partager avec vous mon incroyable expérience qui est une toute autre manière de voyager. C’est une expérience qui vous emmène au-dessus des nuages, sur les hauts plateaux andins, au cœur de l’Amérique du Sud. Il faut de la force, du temps et un peu d’argent. Mais la récompense est immense : non seulement la beauté de l’expérience est incomparable mais de plus, vos nombreux efforts seront largement gratifiés lorsque vous réaliserez à quel point ils sont nécessaires pour ces habitants qui ont un quotidien tellement différent du notre !

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